Il y a des passions qui ne disparaissent jamais vraiment.
Elles se taisent, elles patientent, elles attendent qu’on leur fasse de la place.
La lecture et l’écriture ont accompagné Christine Caron ainsi, en sourdine, comme une lumière discrète que l’on croit éteinte…
mais qui continue de veiller.
Infirmière, mère, formatrice – pendant des années, Christine a vécu tournée vers les autres. Elle a accompagné, soutenu, porté.
C’est dans ce contact permanent avec les êtres humains, leurs fragilités, leurs forces, leurs contradictions, qu’elle a puisé ce qui nourrit aujourd’hui son écriture.
La retraite lui a offert ce qu’elle n’avait jamais osé revendiquer : du temps. Celui de retrouver l’écrivaine qu’elle avait laissée entre deux responsabilités.
Christine écrit sur ce que tout le monde vit, mais que peu de gens osent nommer.
Les émotions qui débordent en silence. Les relations qui nous changent sans crier gare. Les choix que l’on reporte, et ceux que l’on regrette.
Ses romans ne donnent pas de réponses. Ils posent des questions que chacun porte déjà en lui.
Son écriture est intimiste et visuelle.
En ouvrant un de ses romans, vous n’observez pas les personnages de loin, vous vivez à l’intérieur d’eux. Leurs émotions deviennent les vôtres. Leurs doutes vous font écho.
Comme un film qui se déroule dans votre tête, et vous tend, parfois, un miroir inattendu.
« Écrire pour que le lecteur se retrouve là
où il ne s’attendait pas à se chercher. »